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domenica 20 ottobre 2013

Hollande: Leonarda autorisée à revenir en France, mais seule

Le Monde
Dans une courte allocution télévisée, samedi 19 octobre, faisant suite à la remise du rapport de l'enquête administrative sur l'expulsion controversée de la collégienne Leonarda Dibrani, François Hollande a indiqué que l'adolescente pourrait poursuivre sa scolarité en France si elle en faisait la demande, mais que sa famille, dont les demandes d'asile ont été déboutées, ne pourrait pas suivre. "Si elle le demande, un accueil lui sera réservé, à elle seule", a insisté le président de la République, qui s'exprimait après une rencontre avec le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, ainsi que les ministres de l'intérieur et de l'éducation, Manuel Valls et Vincent Peillon.

François Hollande dit avoir pris cette décision par souci d'"humanité", "compte tenu des circonstances" alors qu'"aucune règle de droit n'a été enfreinte" lors de l'expulsion de Leonarda et de sa famille. Mais cette proposition a suscité l'incompréhension de la famille Dibrani. "Je n'irai pas seule en France, je n'abandonnerai pas ma famille, a réagi la jeune fille, qui se trouve au Kosovodepuis le 9 octobre. Je ne suis pas la seule à devoir aller à l'école, il y a aussi mes frères et mes sœurs", a déclaré Leonarda, 15 ans, qui est née en Italie. Sur sescinq frères et sœurs, quatre sont nés en Italie et la petite dernière, âgée de 17 mois, en France.

LES ARRESTATIONS DANS LE CADRE SCOLAIRE INTERDITES
L'enquête administrative, ouverte mercredi et remise samedi matin à Manuel Valls, conclut que la reconduite au Kosovo de la famille Dibrani était conforme au droit mais que les forces de l'ordre n'avaient "pas fait preuve du discernement nécessaire" quant au contexte de l'arrestation de la collégienne, sur temps scolaire.

Lire ce que dit l'enquête administrative sur l'expulsion ainsi que ledétail du dossier de la préfecture du Doubs

"Il n'y a pas eu de faute, la loi a été respectée, mais il y a eu un manque de discernement", a répété François Hollande lors de son allocution. Le président reconnaît toutefois que "cette expulsion a suscité une légitime émotion, notamment au sein de la jeunesse". Rappelant les "valeurs fondamentales de la République" – le respect de la loi et le respect de l'école –, M. Hollande a annoncé par ailleurs qu'une "instruction" prohibant toute interpellation d'enfants dans le"temps scolaire – aussi bien à l'école, dans le cadre de sorties, ou dans les centres de loisirs" –, serait adressée aux préfets.

La sanctuarisation de l'école "ne doit souffrir aucune exception", a renchéri le ministre de l'éducation nationale, Vincent Peillon, se réjouissant de voir ce principe réaffirmé "avec force" par François Hollande.

MANIFESTATIONS LYCÉENNES
Manuel Valls a été vivement critiqué, notamment à gauche, pour les conditions d'interpellation de l'adolescente âgée de 15 ans, expulsée le 9 octobre vers le Kosovo avec sa famille après avoir été prise en charge par la police en pleine sortie scolaire. Sans attendre les résultats de l'enquête qui venait d'être lancée, Manuel Valls avait assuré dès mercredi que l'expulsion s'était déroulée "dans le respect du droit".

Des milliers de lycéens ont manifesté jeudi et vendredi pour réclamer le retour de la collégienne ainsi que de Khatchik Kachatryan, un élève arménien de 19 ans expulsé il y a une semaine, voire la démission du ministre.

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